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  • Morse et éléphants de mer...

    message / morse / envoi / express / service / Guatemala / 30/08/2005

    type : très urgent.
    objet : guacamole.


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    G.P

  • De l'orangeade, une grosse caisse à outils et beaucoup de rock'n'roll

    La déroute : après son incarcération dans les wc et le choc psychologique consécutif à un tel enfermement, Gérard n'a plus refait surface...

     

    Je ne sais que penser, ni comment donner suite à ces événements forts facheux pour notre cabinet de renom.

     En attendant d'en savoir plus sur son état physique et mental, toute l'équipe médicale a décidée, grandement motivée par les poursuites potentiellement promises par les agents du fisc, de mettre les bouchées doubles afin de combler le vide creusé par l'absence du roi de l'intrafessier, du ponte du pontage, mon collègue et ami le docteur Gérard Pangloss.

     

    Devant les lourdes responsabilités nouvellement réparties, chacun y mit du sien, et, au sortir d'une semaine exténuante nous décidames de nous réunir tous, afin de copieusement nous saoûler pour d'une part nous congratuler de nos bons résultats : avoir convaincu Eddy Mitchell de se faire implanter de nouvelles prothèses pour les deux hanches, en platine,  et les lui avoir posées en mois de deux jours, avoir greffé des saucisses de strasbourg à la place des cheveux à Whoopy Goldberg, avoir effectué 13 lipposuccions, 11 ravalements de la face - dont 7 sur des présentateurs de tf1 et 2 sur des archevèques du Vatican, et d'autre part pour établir un bilan de cette rentrée et nous raconter nos merveilleuses vacances .

     

    Notre vieille Josiane avait bu plus que de coutume, et tel l'âne Gédéon de Zola, commençait à perdre les notions les plus élémentaires de l'équilibre.

    Ernesto, le jardinier du centre, exceptionnellement et pour la première fois convié parmi les cadres de l'équipe, avait cru bon d'incruster Lucia, sa camarade chargée du renouvellement des décorations du cabinet.

    Les malheureux, habitués qu'ils étaient à des repas de pauvres furent d'un coup projeté dans un monde différent du leur, et ils rendirent vite leur souchis farcis de caviar, puis se sentant de plus en plus mal, saoulés par la malheureuse dizaine de bouteille de Laurent Perrier qu'ils venaient de s'enfiler, ils s'allongèrent sur le ventre suintant de Josiane.

     

    Une fois ces deux-ci et la vieille endormis, la morphine coula à flot et un arrivage très frais de cocaïne colombienne nous fût immédiatement proposé par le chef cuisinier !
    Carolina, la nouvelle psychiatre du cabinet, se mit à danser nue sur les tables en riant aux éclats.

    Rythmée par les blagues toujours osées de Joseph, l'anesthésiste, la fête battit son plein jusqu'à ce que quelqu'un proposa de déménager notre sauterie vers l'appartement de Thierry Beccaro.

     

    Au seul nom de Thierry Beccaro, Ernesto se leva du divan où il reposait, puis le regard fixe et le visage immmobile et totalement inexpressif, il commença à s'approcher de moi d'une démarche saccadé de robot.


    Dans la folie de la fête personne, à part votre serviteur, ne s'apperçut qu'il maugréait des menaces de mort à mon encontre. Après avoir sorti un slip de bain de sa poche, il essaya de m'étrangler avec, mais saisissant un baril de lessive, je l'assommai promptement avec, avant de l'éradiquer complètement en l'empalant avec le tournebroche à agneaux.

     

    Un ange passa, et toute la joyeuse assemblée se regarda, un fond de mélancolie dans le regard : le retour d'un coup à la réalité d'un nouveau maquillage de cadavre en perspective n'enflammait personne.

    Tout le monde se mit néanmoins à la tâche, et l'affaire fût réglée en quelques minutes. Mais l'ambiance avait encore été gâchée par un jardinier piégé sous hypnose, dans le but de m'éliminer pour prendre dans un dur moment de défection de mon collègue, le contrôle du cabinet Pangloss et Petiot.

     

    A dessein, un jardinier un peu simplet avait été manipulé pour devenir une arme mortelle tueuse de médecin...

    Encore un coup de Khadafi...   Le salaud !


    Antilibyennement, votre rescapé d'une mort atroce,


    Marcel Petiot.


     

  • Redécorez votre intérieur avec un soupçon de bon goût, un peu de papier craft et quelques brins de persil

     Les mariages lancinants, dépourvus d'originalité se succèdent et ne se ressemblent pas en ce mois d'aout venteux.
     

     C'est en méditant à ce propos que mon pauvre esprit, tourmenté dans une tempêtes de monotonie formula bientôt l'hypothèse suivante : l'excentricité n'est absolument plus de mise au moment d'organiser la fête de l'union (et non la fête de l'oignon qui sera très prochainement sujet à moult débats) alors que la liesse découlant d'une journée à thèmes énigmatiques, colorés par l'étrangeté, la surprise et l'absurde renforcerait courageusement la mémorabilité de cet événement capital et voulu immortel dans la vie des principaux intéressés - ceci sans parler du plaisir des convives qui s'en verrait décuplé... 

     

     Mais passons au-dessus de cette pluie de conformisme pour nous arrêter au coeur d'une montagne verte et rousse du Honduras, pour savourer dans une nature fourmillante de vie, où animaux sauvages, insectes inquiétants et lianes grasses et noueuses, tricotent sur les arbres des collines ensoleillées, un édredon de verdure brillant qui entoure les hommes, les protège et les nourrit.
     
     Cependant, on apperçoit, du ciel, quelque part au milieu des reliefs qui dominent la courte plaine bordant le littoral, une vaste étendue jaune.

     Cette longue clairière, lacet clair en forme de 'g' au pied du mont Celaque, abrite le village de Glatoveteque peuplés de chasseurs et d'agriculteurs farouches depuis  des millénaires.

     Sergio Minouto y naquit au sein d'un honnête famille de pêcheur qui s'étaient trompés de vocation et qui avaient finalement la lourde tâche d'annoncer les nouvelles des uns et des autres à l'ensemble des habitants, le soir venu.
     
     Or le bambin gai et rieur, adulé de tous pour ses talents de barde eut, dès l'adolescence, l'ambition grandissante d'aller réussir sa vie ailleurs et pourquoi pas en Europe, afin d'y devenir un grand annonceur de nouvelles. Et Serge Minute devint ce que tout le monde sait : après l'échec du journal 'minute' il changea radicalement d'amitié politiques pour piger à 'l'humanité'.

     

     Découvrant le succès et la simplicité des journaux d'internet, il affectionna de plus en plus de réussir le cake aux olives et créa Dernière Minute (http://derniereminute.hautetfort.com/), phénomène majeur de la cyberpresse française actuelle. Racolé à la fois par les actionnaires du groupe Bolloré qui voulait en faire leur président directeur général et par la team chortler.com qui espérait relancer, grâce à sa plume, son entreprise en perte de dynamisme, il plongea dans le doute et finallement, coupant la poire en deux, signa un juteux contrat le liant avec adecco.

     

     Depuis, il avait sombré dans le vice de la manutention et du tri de chèques, et n'était plus le même homme.
     Ses amis les plus proches ne le reconnaissaient plus : il se passait chez lui, en boucle, le cédé de Philippe Risoli ('Cuitas les bananas' chez EMI) jusqu'au petit matin,  portait des chaussettes dépareillées et se maquillait régulièrement avec du ketchup.
     Il avait aussi décidé de ne plus utiliser de mots de plus de deux syllabes...  

     

     L'ayant récemment invité à venir passer pour une petite consultation de routine au cabinet, je fus en fait dépassé par l'improbabilité de la situation dans laquelle je plongeai en même temps que tout le cabinet, au moment où il prit place à l'intérieur d'un de mes confortables fauteuil Louis XV : après avoir émis quelques râles de fauve blessé, il se mit à couiner joyeusement.

     Tentant de l'hypnotiser en faisant balancer mon sthétoscope devant ses yeux en billes de loto, tout en pressant le plus possible sur la sonnette d'urgence de façon à faire intervenir, au plus vite, des infirmiers pour lui administrer quelques calmants, je ne fis qu'amplifier son agitation : il paraissait maintenant complètement tendu, crachotant ça et là des rognures d'ongles à la couleur indéfinissable...

    Et après s'être mis à mordre le fauteuil, dans lequel il s'était assis tremblotant cinq minutes avant, il se prit à aligner les pas et les déhanchements d'une danse du ventre endiablée à la fin de laquelle il se saisit d'une boîte de maquereaux au vin blanc, qu'il sortait de sa soutane, et, tel Popeye avec des épinards, la broya dans son seul poing pour en projeter le contenu au fond de son gosier. 

     Les infirmiers firent irruption et un déchaînement de violence d'abattit dans un bureau qui commençait à prendre les airs d'une petite droguerie de quartier qui viendrait de se faire cambrioler.


      
     Une semaine plus tard Serge me confiait qu'en fait il avait poussé un peu trop loin une enquète sociologique en totale immersion dans une famille de beaufs et qu'une dose trop puissante de grillades nudistes en camping à Maubeuge, bercée par 'Le petit bonhomme en mousse' lui avait quelque peu fait perdre la raison. Heureusement que des fragments de conscience avait permis de guider ses pas jusqu'à la clinique dans laquelle une lobotomie partielle l'avait pratiquement sauvé de la folie.
     

    En ce moment-même, il retrouve pleinement l'usage de sa moustache et se repose paisiblement sous les chênes du bois de Vincennes.

     

     Souhaitons-lui une agréable rentrée...    Votre missionnaire de la psychiatrie médiévale quant à lui, profite d'une clientèle assez rare de fin de mois d'aout, tout en songeant à ses prochaines vacances en Croatie.


        En vous épongeant le front,


               Docteur Petiot.

  • MARCEL!!!! AU SECOURS!!!

    MARCEL SI TU ES LÀ, VIENS M'AIDER JE T'EN PRIE.
    JE SUIS ENFERMÉ DANS LES TOILETTES DU CABINET (PAS DE JEU DE MOTS) AVEC MON ORDINATEUR PORTABLE ET SON SYSTÈME WIFI...
    MON TÉLÉPHONE PORTABLE EST DÉCHARGÉ.

    GÉRARD.

  • De la relaxation sans prostituées vietnamiennes ? Vous voulez rire, cher ami !

    "Perdu au fin fond du cosmos, Ernesto, gentleman farmer spécialisé dans l'artichaut, se réveille en transe.

    "Son maillot de corps trempé de sueur, colle à sa peau moite et épouse parfaitement son poitrail velu et halé.
    "Où est passée Wilma ?

    "Il l'a bien entendue se lever,  mais quand ?  Est-ce que ça fait longtemps ? 
    "Ca y est lentement il sent que peu à peu la douleur qui étreignait sa tête s'estompe et qu'il pourra bientôt, sans hurler, ouvrir les yeux.

    "Les paupières mettent comme un temps avant de répondre à l'appel de sa conscience qui dicte un lent mouvement de moins en moins pénible.

    "Une image très floue apparaît.
    "Un épais brouillard noye les formes et les ombres, rien n'est distinctement perceptible.

    "Le bruit léger, mais continu, qui bourdonnait dans ses oreilles s'éclaircit...
    "Il arrive maintenant à identifier une voix d'homme, calme, douce et apaisante.
    "Un parfum un peu viril, aux pointes de musc et de cardamone,  lui caresse les narines ; une large main  remet en place sur sa tête le grand chapeau de cow-boy qu'il a toujours été fier d'arborer...
    "Mais où est il ? Que fait il ici ?...
    "Les paroles sont maintenant intelligibles :
    ""-Tu te réveilles enfin... Tu as beaucoup dormi, tu sais...
    ...
    ... Je crois que ça fait toujours ça le GHB...  ...Moi, on ne m'en a servi que deux fois...   ... Ne fais pasd'efforts, repose toi..."

    "L'impression de ne pas comprendre tout ce qui est dit, et qui est là avec lui, persiste..."

     

    Rufus Strongheim arrêta, ici, sa lecture.


    "
    - Voilà docteur, je ne comprends toujours pas ce qu'il m'arrive... J'ai une femme que j'aime et qui m'aime depuis 28 ans, elle m'a donné sept beaux enfants, tous droits et les pieds bien enfoncés dans leurs bottes ! C'est pour ça que je suis venu ! Vous vous rendez compte, depuis plus de trois mois je ne peux m'empêcher de consacrer une grande partie de mes journées à écrire des scénarios de films porno gays ! Moi, un honnête quincailler de Clermont-Ferrand !

    - Allons, allons, monsieur Strongheim, reprenez vous...


    - Et celui-là, commencé ce matin, c'est déjà le treizième... Je me cache dans le grenier, pour assouvir mon vice et je n'arrive qu'au bout de quelques heures à me détacher de la machine à écrire de mon vieil oncle Antoine... Haaa ! S'il me voyait, l'oncle Antoine...

    - Ne dramatisez pas tout, voyons... Je vous ai connu plus gaillard monsieur Strongheim, restez-le !
    Et d'abord qu'est-ce qui vous inquiète ? Vous vous sentez attiré par les bouchers pervers au regard pétillant de malice ?


    - Euh... non...


    - Vous avez l'impression de toujours vouloir déshabiller des yeux les jeunes militaires du plan vigie pirate, qui patrouillent sans cesse aux abords des gares les plus sombres?


    - Votre père vous aurait-til un jour ordonné de lécher un baton couvert du sang et de la pisse de votre mère qu'il aurait avant battue avec ?


    - Noon !!? Qu'est-ce...


    - Avez vous eu envie ne serait-ce qu'un jour de vous couvrir de cuir et de devenir biker ?


    - Ben... non... Je ne crois pas...


    - Comment ça vous ne croyez pas ! Vous en avez déjà eu un peu envie ou pas ??


    - Euh non... non !!


    - Voilàaa ! Et bien vous m'avez l'air parfaitement normal ! Pour confirmer mon hypothèse je vous conseille, amicalement de  consulter la psychiatre du cabinet, Carolina Troubouillant, qui sera peut-être plus à même de répondre aux questions que vous vous posez... Tenez voici sa carte... son bureau est dans le même couloir, mais au fond de l'aile gauche. Arrangez-vous avec Josiane pour prendre rendez-vous, parce que je pense que le docteur Troubouillant est en ce moment même en réunion avec mon confrêre, le docteur Pangloss.


    - Merci Docteur... Vous êtes sûr, hein ?


    - Mais oui, tout va bien, rassurez-vous ! Le docteur Troubouillant saura très bien s'occuper de vous."


    Rufus Strongheim se permit presque de sourire, et, consolé par mes paroles apaisantes, quitta mon bureau d'une pas lent mais qui retrouvait progressivement de son élasticité. J'étais enfin délivré des patients de la matinée !


    Après m'être fait monté par Josiane une belle assiette de veau à la crême avec ses oignons et ses champignons, je décidai tout en mangeant de ne pas attendre le café pour me mettre à plancher sur une surprise : avancer la date de la PPP (Pangloss Petiot Party) à celle du retour de Gérard afin d'immerger celui-ci dans le stupre et le lucre de la plus grande partie du mois d'aout au moment même de son arrivée de Toscane.

    Et, buvant d'une main l'excellent café directement importé du Brésil, car mis éternellement à notre disposition par Lula depuis l'opération réussie de prothèses des deux coudes faites à son fils après son odieuse expérience avec les Indiens Tchohé de la haute Amazonie*, et tenant de l'autre le combiné du téléphone, je me mis à prendre contact avec tous les couples échangistes du gratin Parisien.


    Ma joie, du petit enfant fabriquant un beau coffret à bijoux en boîte de camembert pour sa maman pour son anniversaire, fût hélas de courte durée : la date, ainsi prévue, avait déjà été arrêté par le collectif des gobeurs de choucroûte afin d'organiser l'étape française des championnats du monde de la discipline à Paris même, dans l'opéra Bastille et notables, politiciens, artistes, star télévisée et habitués de la jet-set s'y étaient déjà donné rendez-vous.


    Ecoeuré et déçu, je me mis à pleurer dans mon café.

    Quelques minutes plus tard, sortant de mon dégoût du hasard perfide qui unissait la date de deux évenements majeurs empêchant toute chaleureuse surprise party en l'honneur de celui qui m'avait remplacé pendant les chaleurs de l'été, je décidai de décommander tous les patients de l'après-midi pour aller compter les bénéfices bruts du cabinet dans la remise des jardiniers de la clinique.

    Sentant la joie revenir aux doux froissement des billets, je me pris à danser et avoir des envies de sculptures en betteraves.

    J'espère bientôt redécorer le hall avec une superbe statue de Louis de Funés du bordeaux le plus profond - je compte d'ailleurs lui faire des yeux avec des câpres. 

    En vous tenant au courant de mes velleités artistiques,    

           votre animiste préféré,    

     

        Docteur Petiot.  

     


     
     *Aventure dont le récit paraitra très prochainement dans le bulletin officiel du cabinet, dès que le FBI aura levé le secret d'état pesant sur le dossier.

  • Y a trop de gens qui bloguent, qui tournent autour de toi...

    Chers patients de longue date, chers malades de passage et chers nouveaux venus toujours les bienvenus je vous dois quelques explications.

    En effet, pas plus tard qu'il y a une semaine, j'ai annoncé à cor et à cris, la venue imminente d'un nouveau produit issu de l'imagination et de la technologie au combien fertile des laboratoires Pangloss et Petiot, appareil au service des Sen2 (seniors séniles) dont le pouvoir d'achat et les besoins n'ont fait qu'augmenter parallèlement à l'espérance de vie des habitants de nos riches contrées des quinzième et seizième arrondissements, ces derniers temps.

     

     Le 'canard laquet TM' futur allié de pointe des isolés et des dépendants risque donc de se faire encore attendre une ou deux semaine de plus, au grand dam de certains patients qui ont déjà entamé la procédure de commande, comme  Tom Septembre et Charles-Elie Tricot de Montrouge qui nous ont envoyé le courrier suivant:


    "Chers docteurs Pangloss et Petiot, nous sommes maintenant vieux et totalement incontinents aussi avons nous 

    perçu la création du 'canard laquet TM' comme une bénédiction divine, l'ange Gabriel qui nous sortirait des

    griffes de la sombre et inquiétante infirmière qui vient quotidiennement à la maison faire acte de torchage sur

    nos fessiers frippés avant de nous toiletter et de nous talquer.

    Cette horrible Mireille Dark n'a, en effet, de cesse de se moquer de nous et de nos pubis suintant l'urée ; de plus elle

    ne cède à aucunes de nos avances ce qui est fort facheux : le vide sexuel dans lequel nous avons chu il y a de cela

    dix ans nous rend désagréables et dépressifs, heureusement qu'il prendra fin dès réception de votre fantastique

    appareil !

    Nous espérons en effet que le 'canard laquet TM' puisse nous permettre une pratique régulière de la

    brouette égyptienne ainsi que du sandwich roumain qui assurera notre plaisir simultané, osmose que nous ne

    croyions plus jamais renouvellable depuis longtemps, mon frêre et moi. Sympathiquement, Tom et Charles-Elie"

     

     

    Ou encore Arlette Lagrillée, du dix-neuvième arrondissement :

    "Je ne sais plus où j'en suis depuis la mort de Jackie Sardou en qui je vouais un culte de chaque instant. Mon

    horloge biologique s'est arrêté et j'ai l'impression que mon cerveau n'a plus qu'une seule activité fonctionnelle :

    l'élaboration de discours politique lénifiants pour réunions de conseil régional. Dans le capharnaüm des miettes de

    mes réflexions passées, la lumière m'est venue hier - et j'espère qu'elle reviendra (!),  faisant jour sur mon infirmité

    sociale, sur le souk nauséabond régnant en maître dans ma chambre de bonne, et sur le sommeil ancestral de mes

    fonctions plaisiro-reproductives.  Je crois que votre Canard Laquet TM me sauvera, chers docteurs, aussi je vous en

    commande trois !   Arlette."

     

     

    Mais aussi, Ghislaine Louffacide, une espiègle nonagénaire du neuf-trois :

    "Chers docteurs, depuis que vous m'avez guéri de cette hernie discale qui me faisait tant souffrir, après mon

    épouvantable cancer de la trachée lui-même consécutif à l'artériosclérose et à la gangrène de mes membres

    inférieurs que vous m'avez soignés, j'entrevois maintenant la possibilité du renouveau : une vie indépendante grâce

    à un 'canard laquet TM'  qui, en véritable tornade blanche remplacerait avantageusement le personnel bon marché

    mais au combien surcapillarisé des jambes de la péninsule ibérique, qui par le passé m'avait tant de fois fait défaut,

    ceci sans compter sur l'incroyable module de réadaptation à l'activité sexuelle qui, je crois, fera renaître la bomba

    latina gonflée d'assurance qui tombais tous les jeunes loups des hospices de Troyes, que j'étais... J'attends donc avec

    grande impatience votre fameux 'canard laquet TM' et me réjouis d'avance des formidables possibilités promises par

    votre appareil.

    Je vous en suis éternellement reconnaissante, Ghislaine."
     

    Aussi je suis confus voire désolé de repousser la date de la sortie officielle du 'Canard Laquet TM', car bien malgré moi je me trouvai perplexe, en ce vendredi matin dernier, face à un laboratoire d'innovation médicale vide, dans lequel j'aurais dû retrouver un Gérard confiant et pret à se joindre à moi pour la phase de réglage du module de ménage du 'canard laquet TM', mais à la place duquel siégeait un petit mot griffoné à la va-vite dans lequel mon confrêre s'excusait de prendre, à la dernière minute et sans me prévenir, des vacances en Toscane avec la douce madame Pangloss, grande amatrice de tagliatelles aux truffes.

    Et sans suffisament de courage pour me mettre seul à la tâche cybernétique qui m'incombait (ou me décombait ??) je pris le parti d'aller à la pêche à la truite avec madame Pourrière (voir note du 25/05/2005), cette dernière cultivant naturellement des polypes pubiens prodigieusement rentables en tant qu'appats. Je dois d'ailleurs préciser que, la bonne réputation du cabinet Pangloss et Petiot étant en jeu, si je ne m'arrêtes jamais devant son asile pour vieille personnes ingentes et donc j'oblige un peu, courtoisement c'est entendu, cette charmante femme à 'pousser' sa carcasse décharnée sur quatre cent mêtres, cette dernière est toujours ravie de se ballader en rivière et réciproquement  m'y apporte, toujours allègrement, son précieux concours :

    Nous prîmes donc grand  plaisir à lever truites, perches et chevaines pendant toute cette belle journée avant de nous en retourner vers la ville, pour un rendez-vous discret au crématorium de Belleville afin d'y faire incinérer la vieille dame. Cette coquine ne se doutant de rien, l'affaire avait été secrètement conclue, avec le chef de son établissement d'accueil, elle n'était pas sur ses gardes au moment de se faire assommer par le bedos. 

    Ses polypes, maintenant cultivés en milieu bactériologiques, ne seront pas perdus, je puis l'assurer. Leur mise en vente dans tous les bons magasins de pêche n'est d'ailleurs plus qu'une question de jours.

    En ce qui concerne les plus impatients de nos patients ou de nos clients par correspondance qu'ils se tranquilisent, Gérard reviendra m'aider à finaliser la fabrication du 'canard laquet TM' dès son retour d'Italie, dans huit jours.      

       

        Toujours aoutiennement,

     


        Docteur Petiot.

  • Cessez ces fourmiliarités madame la pingresse

    Que les vacances sont douces...

    Je ne sais plus comment toujours dépasser la sublimation me prenant dans ces moments de repos, de douceur de vivre, dont l'intensité n'a d'égale que l'ivresse et qui fournissent à mon cortex, en plus qu'à mes sens, une pléiade de satisfactions toujours en mouvements dans la galaxie du bon, telle le trappeur gastronome hétérosexuel hébergé par une somptueuse nymphe affriolante et consentante dotée des qualités des plus grands cordons bleus, au lendemain d'une famine solitaire de sept jours dans l'hiver des froides forêts canadiennes.

     

    Bref, loin du cabinet, on est pas si mal !

     

    Et ce n'est, en aucune façon pour lui faire part de cette détente pleine et intime que j'ai invité, mon confrêre et ami Gérard Pangloss à une choucroute-party hier soir.

     

    Il s'agissait, en fait, de lui faire, avec le plus grand tact, l'annonce d'une décision très importante, sans toutefois éveiller le courroux qui caractérise souvent ses premières réactions à mes présentations d'innovations un tantinet olé-olé.

     

    L'idée m'était venu, il y a de cela plusieurs jours, de créer un être hybride, moitié animal moitié cybermachine, capable de survenir à pratiquement tous les besoins qu'ils soient sexuels (toutes les pratiques dans toutes les positions), ménagers (cuisine, conduite de vehicules, ménage), humain (discussions, disputes, blagues, compliments et moqueries) et sécuritaire (appels du 18, du 15 ou du 112 en cas d'arrêt cardiaque ou de dissenterie hémorragique du possesseur) des personnes agées vivants seules et/ou isolées.

     

    Cette fabuleuse trouvaille, future invention du cabinet Pangloss et Petiot dénommée 'Canard Laquet TM' fut donc définie et exposée, de la phase de conception dans son ensemble à celle de la vente du produit et du marketing à ce très cher docteur Pangloss, qui après avoir passé une courte période de doute et de perplexité - pourquoi un canard ? pourquoi ne choisirait-il pas aussi les chaînes de télévision ? retrouva progressivement le sourire en imaginant l'étendue des possibilités que pourraient fournir un tel appareil aux seniors, les plus ruraux soient ils.

     

    En attendant la 51ème "foire aux tripes et abats issus d'opérations chirurgicales ratées" de ce 14 août prochain - venez nombreux, vous ne serez pas déçu ! - nous retournames au laboratoire d'élaboration pour s'activer à créer au plus vite le premier prototype du futur Canard Laquet TM, serviteur émérite et dévoué, dont la production de masse inondera le marché des plus sages d'entre nous.

    Sachez, à ce sujet, que Gérard vous en communiquera, très prochainement la sortie officielle.

     

    Toujours pour vous, amicalement,

     


        Docteur Petiot. 

     

     

  • Des tripes, des abats et de la musique disco...

    Bonjour.

    Si pour une raison X ou Y vous ne pouviez vous rendre à la 51 ème "foire aux tripes et abats issus d'opérations chirurgicales ratées" de Puy Loubier, merci de prévenir Janine (notre jeune assistante aux cuisses fermes et dodues). En effet, c'est à cette pauvrette un peu mal organisée que nous avons attribué la lourde tache de s'occuper de la logistique de cette sortie que nous voulons festive, distrayante, instructive et bien évidemment riche en sensations olfactives et gustatives nouvelles.

    La "foire internationale des tripes et abats issus d'opérations chirurgicales ratées" de Puy Loubier (petit village provençal réputé pour les quelques 25 artisans tripiers de renom) connait un succès croissant.

    En effet, nombreux sont les gastronomes qui assument désormais leur côté "tripes et abats". Jusqu'à présent considérés comme des parias, ces amateurs frustrés se sont retrouvés dans cet événement qui a attiré l'an dernier 270 000 personnes comme elles. Des personnes simples qui savent conjuguer amour de la bonne chair, et amour des tables d'opération...

    Mais je vous arrête tout de suite!! Il ne s'agit pas des frasques de quelques cannibales ou psychotiques refoulés, mais simplement d'hommes et de femmes qui aiment partager des instants très viande, très tripes, très abats...le tout arrosé d'une bonne bouteille de Chateauneuf du Pape.

     Quel gachi en effet de voir tous ces morceaux de viande nobles abandonnés négligemment dans les poubelles de nos cliniques et hopitaux... foies, reins, poumons, membres en tous genres...

    Des morceaux qui, préparés par les soins de nos amis Didier Lefourbe ou Jean Luc Rabougri (tripiers de père en fils depuis 4 générations) donnent leurs lettres de noblesse aux tripes hospitalières.

    Alors ne perdez pas un instant et réservez vos places si ce n'est pas déjà fait pour avoir la chance de faire ce voyage initiatique avec vos docteurs préférés, Marcel Petiot et Gérard Pangloss, et appelez sans plus attendre le 0825 654 654 (5euros/min).

    Le bus partira le 14 août à 8h30 devant notre cabinet.

    En espérant vous voir en nombre pour cette journée exceptionnelle.

    Votre dévoué et sympathique Docteur Pangloss.

     

    ps: le groupe Abba sera présent pour l'occasion et donnera un show exceptionnel !!

  • Ratatouille à tous les étages

    La convalescence est longue dans mon bungalow 'Hilton' niçois, grâce au ciel des amis de tous les horizons viennent me voir régulièrement.

     

    Hier encore, mon ami Sauveur M'Babane me racontait "la vie t'épidante qu'il menait ent'e la naissance de sa société d'impo't/expo't,con*, et celle de ses jumeaux, Martial et Bonnaventure, f'aîchement a''ivés de leu' vent'e mate'nel natal", puis m'expliqua ensuite que dans son pays on aimait et on craignait beaucoup les fées qui accompagnent non seulement hommes et femmes tout au long de leur vie mais qui habitent aussi des lieux ou des objets aux côtés des esprits.

    Devant ma perplexité et mon ignorance totale du sujet, il entreprit donc d'éclairer ma lanterne :

    "Quelques semaines avant la naissance, con, la famille de la mè'e vient donner ses veux pou' que l'accouchement à veni' se passe dans la liesse et que le futu' enfant ait de l'appétit, en lui souhaitant un 'Gonzague**, six dents'.

    Puis, juste ap'ès l'heu'eux événement, la famille toute entiè'e va attend'e la venue des fées et p'épa'er du thé pou' chacune d'elles.


    Malheu'eusement, con, sans échog'aphie, on n'avait pu p'édi'e la''ivée de deux ga'çons d'un coup et une équipe beaucoup plus nomb'euse de fées (les fées fonctionnent aux 35 heu'es !) se pointa.
    Elles étaient dix pour seulement huit tasses et la fée n'est pas p'éteuse c'est là son moind'e défaut.

    T'op de fées, con... dix thés ! 

    Fachées, celles qui devaient appo'ter l'auguste eau, la pigne et le hochet remportè'ent leu's p'ésents.
    Les aut'es maudi'ent mes enfants pou' qua'ante ans, con, et ma belle-mè'e pa'tit d'un 'i'e dément en c'iant à sa fille qu'ap'ès avoi' 'até son ma'iage elle m'avait quand même laissé le champs lib'e pou' saboter la naissances de sa p'ogéniture."

    Sauveur était déçu et je me suis endormi,                


     Marcel.

     

     

     


    *Sauveur a vécu longtemps à Marseille et son langage en garde une teinte fleurie baignée dans l'huile d'olive.

    **esprit de la cuisine, de la quiche lorraine et du foyer, protégeant les enfants, les cuistots et la maison.